La perspective des notaires sur leur rôle professionnel au regard des directives médicales anticipées : entre défis, inconfort et utilité
27 novembre 2025 • 17:00 18:00
Salon François-Chevrette | A-3464 et en ligne
Conférencière
Audrey Ferron Parayre
Professeure à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, section de droit civil, Audrey Ferron Parayre s’intéresse globalement à l’adéquation entre les normes et les pratiques cliniques en santé. Ses recherches portent par exemple sur le consentement éclairé aux soins dans différents contextes, sur la santé reproductive des femmes et sur les directives médicales anticipées.
Résumé
Depuis le 10 décembre 2015, les notaires du Québec peuvent instrumenter les directives médicales anticipées (DMA). Face à ce nouvel acte, plusieurs questions pratiques ont émergé. Quelle est la nature et la teneur du devoir d’information eu égard aux importantes décisions de santé qui figurent dans les DMA ? Les notaires ont-ils une obligation spécifique de s’assurer que la clientèle a cherché, reçu et compris certaines informations médicales pertinentes à la prise de décision qu’il s’apprête à authentifier par acte notarié ? Quels défis rencontrent-ils dans leur pratique au regard des DMA ? Suivant une méthodologie empirique de type qualitative, nous avons questionné la pratique et documenté les perceptions et les attitudes des notaires face aux DMA. Les entretiens réalisés mettent en lumière une perception sociale et juridique positive des DMA, mais un positionnement professionnel face à cet acte qui apparaît ambigu, entre utilité de l’acte notarié et inconfort face à la teneur strictement médicale des DMA. Notre recherche permet également de relever certains défis dans l’instrumentation des DMA touchant plus précisément le consentement aux soins, l’évaluation de l’aptitude et le devoir de conseil.
Inscription gratuite, mais obligatoire sur le site de la Formation continue de la Faculté de droit de l’Université de Montréal.
Ce contenu a été mis à jour le 21 janvier 2026 à 14 h 41 min.
